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Par TitAude30 dans Chronique d'un rat de bibliothèque le 26 Juin 2011 à 22:37
Héhé, ce dimanche, je suis allée à l'exposition sur Gino Severini au Musée de l'Orangerie.
Gino Severini est un peintre italien du début du siècle dernier : 1883 - 1966. Globalement c'est un peintre du mouvement futuriste mais il s'est aussi réalisé dans d'autres styles qui lui étaient contemporains.
Ici, une description rapide du personnage et de son œuvre par un journaliste.
Ci-dessous une de ses œuvres : Train blindé en action que je trouve assez étonnante.

Voici quelques styles adoptés par l'artiste (liste non exhaustive) :
un style que je trouve assez "dessin" comme cet autoportrait :

puis mi-impressionniste, mi futuriste, mi cubiste aussi : il a mixé points et zones pour créer des figures abstraites :

il a été influencé par le concept d'âme de la foule :

il a aussi fait de nombreuses natures mortes, n'hésitant pas à mélanger objets et animaux d'une façon bien à lui, ci-dessous dans une mosaïque (oui, c'est une mosaïque, il a aussi fait des modèles pour de la tapisserie) :

Vers la fin de son œuvre, il s'est efforcé de retourner à un style plus classique comme Picasso (c'était bien dommage je trouve d'ailleurs), et a vraiment travaillé sur les proportions associant des mathémtiques à son œuvre. Je n'ai pas aimé cette dernière période.
Au final, on voit que Severini a plus été un suiveur qu'un innovateur. Mais l'avantage de son œuvre c'est qu'elle reflète une grande partie des tendances de son époque et elles sont nombreuses.
Voir cette expo vous permettra de comprendre ce qu'était le cubisme, le futurisme, ... Je vous invite donc à y aller, elle est accessible jusqu'au 25 juillet.
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Programme pépère : j'y suis allée uniquement le lundi (le matin corrida à cheval, l'après-midi, corrida simple). Ca fait quand même 3 caballeros, 3 toréadors et 12 taureaux.
Le matin c'était magnifique : sur 6 taureaux, 4 étaient très bons et combattaient bien. L'un d'eux a même sauté par dessus le barrière pour semer le désordre chez les photographes. Avec ses 550 kilos, il a bien dégagé le passage et tous ses messieurs dames se sont vite mis à l'abris sagement. :D
Les toréadors à cheval étaient très doués : l'un d'eux, Andy Cartagena a eu 2 oreilles et la queue : c'était un peu facilement acquis mais les passes d'avant avaient été très belles du coup le public était bien content.
L'après-midi : une catastrophe. Et les toréadors n'en parlons pas. Sous prétexte que les taureaux n'étaient pas bons (pas combatifs ou vicieux), l'un d'eux a même gâché son premier taureau : il n'a rien montré et l'a tué comme un boucher. Berk. Heureusement que les deuxièmes taureaux étaient un peu mieux. Mais ça a était la corrida la plus rapide jamais vu, payer 100€ pour voir ça, c'est un peu du vol. Dommage, il y avait pourtant deux toréadors que j'avais bien apprécié l'année dernière : Daniel Luque et El Ruli.
Enfin, ça empêchera pas certains de faire une bonne gardianne avec les taureaux.
Sinon, je viens de trouver ce site : un humoriste qui fait des dessins sur la feria. En voilà un pour illustration mais n'hésitez pas à voir les autres, ça détend et ça met dans l'esprit du sud :

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Par TitAude30 dans Chronique d'un rat de bibliothèque le 12 Juin 2011 à 14:08
Rubens contre Poussin ou La querelle du coloris dans la peinture française à la fin du XVIIè siècle.
Edition Ludion

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Par TitAude30 dans Chronique d'un rat de bibliothèque le 1 Mai 2011 à 22:36
Musée d'art et d'histoire du Judaïsme.
L'affiche qui m'a accroché :Au début, j'y suis allée en pensant que c'était un prisonnier qui avait eu le "droit" de peindre dans les camps de concentration (tout comme certains musiciens avaient eu "le droit" de jouer dans les camps pour divertir les nazis). Et en fait, non, Felix Nussbaum n'a pas peint dans les camps.
Mais fait exceptionnel, il y a bien été et s'en est échappé, du moins la première fois (d'où la peinture qui illustre bien la vie dans les camps) puisqu'il y est mort la deuxième.Je retiendrai cet artiste pour deux raisons :
Il a subit de plein fouet le régime nazi puisqu'il a subit l'exil, les camps d'où il a pu s'enfuir une première fois et où il a fini par mourir, et la vie en cachette pour ne pas être repris par les nazis. Ce contexte a évidemment eu un impact sur son art d'où la peinture de l'affiche mais aussi de nombreuses œuvres montrant la mort et la ruine du monde tel qu'il l'a connu plus jeune.Enfin, l'impact du régime nazi sur son art ne doit pas cacher les autres problèmes de son époque - les problèmes de classes, la place de l'artiste dans la société - qui ont fait que Felix a très tôt peint des tableaux mettant en scène le culte du secret, du masque, du travestissement, l'incohérence aussi. Ses tableaux génèrent en nous encore de l'étonnement devant une telle perspicacité et de l'effroi de voir que certains préjugés sur les artistes ne sont pas tombés.
Voici peut-être une des citations les plus touchantes de ce peintre :
« Si je meurs, ne laissez pas mes peintures me suivre, mais montrez-les aux hommes ! »
J'ai récupéré quelques passages du catalogue de l'exposition et que je tiens particulièrement à vous faire partager et qui éclaire quelques aspects du contexte de l'époque et de la personnalité de Nussbaum :
"En 1939, dans ses "Notes sur les Tableaux Parisiens de Baudelaire", celui-ci avance : "Dans la société féodale, les loisirs du poète sont un privilège reconnu. Par contre, une fois la bourgeoisie au pouvoir, le poète se trouve être le désœuvré, l'"oisif" par excellence. Cette situation n'a pas été sans provoquer un désarroi notable. Nombreuses furent les tentatives d'y échapper." Benjamin en cite plusieurs : la dignité glorieuse de Lamartine et de Hugo, la popularité facile de Béranger, l'engagement politique de Barbier, l'art pour l'art de Gautier. Il poursuit : "Baudelaire n'a su s'engager dans aucune de ces voies. [...] On peut dire que Baudelaire, en face de ce problème, prit le parti de le porter devant le public. Son existence oisive, dépourvue d'identité sociale, il prit la résolution de l'afficher : il se fit une enseigne de so isolement social, il devint flâneur." ... et encore :
"... C'est de cette façon que Nussbaum s'inscrit à son tour, avec le décalage de sa jeunesse, dans cette pensée critique. Plus que d'autres artistes, il se trouve dans la position d'un "déclassé" : fils d'une famille bourgeoise aisée d'Osnabruck, enrichie dans les affaires, il se veut peintre. Ses premiers biographes ont peu souligné combien, indépendamment même du contexte religieux, cette décision le place en contradiction avec les impératifs et les ambitions de sa classe sociale d'origine. Il est à son tour un homme sans "identité sociale", un apatride social une décennie avant que son judaïsme en fasse, dans le IIIè Reich, un apatride racial.
Une citation de Felix Nussbaum sur le lien entre la religion, ses parents, et lui :
"J'attends, je cherche, ce qui veut dire que je ne peux pas chercher Dieu. La seule chose que je puisse faire, c'est croire en mes parents, et par amour pour eux (peut-être parce que je suis un idiot) observer les fêtes. Est-ce que ce n'est pas Dieu ça ? Si cet attachement que j'ai pour mes parents est Dieu, je n'en sais rien. Tout, la peinture, la nature, la joie de vivre, etc. est peut-être Dieu ; mais si on en revient au "Grand Tout", cela se résume au mot "parents". Bien sûr, la peinture peut être la chose la plus importante pour moi, mais cela ne me ramène pas moins à mes parents. Alors que j'ai encore mes parents devant moi, ce serait un péché de rechercher ce qui, selon la pensée humaine, entre dans cette notion de "Grand Tout". Suis-je un peu limité, je ne le crois pas. Trop jeune, certes."
Portrait de son père (je n'ai pas trouvé d'image de celui de sa mère) :
Et je m'arrête là. Si vous en voulez plus, lisez le catalogue.
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C'est moche comme technique mais ça fonctionne bien.
Un cas concret : les serveurs de test d'un fournisseur font des erreurs régulières ce qui nous empêche de faire des tests corrects. Un mail a été shooté il y a plusieurs jours et aucune réponse depuis ni téléphonique, ni par mail.
Donc je téléphone, je retéléphone ... jusqu'à enfin obtenir le responsable ... qui m'engueule parce que je le dérange. Bon, je l'écoute me raconter que je ne suis pas seule au monde et que je devrais passer par la procédure habituelle par mail (pendant ce temps je commence à aiguiser mon couteau, la mise à mort sera lente et douloureuse ^^). Enfin, une pause, je peux en caser une en lui expliquant que la procédure habituelle ne fonctionne pas et que, en tout, ça fait au moins un mois qu'on n'arrive pas à faire des tests corrects (il y avait eu d'autres bugs avant). Et il n'est pas très content d'être dérangé ce uqe je comprends mais moi non plus et j'aimerai résoudre ce ticket. Il rétorque que ce n'est pas lui le responsable (là je sors le bazouka, finalement je veux en finir rapidement) et qu'il va transmettre à la bonne personne. J'évite quand même de lui répondre, je lui demande juste le numéro de téléphone de cette personne (ce qu'il ne me donne pas).
Bon après le coup de fil, j'envoie un mail de constatation : bug signalé à telle date, aucune réponse depuis, l'impact sur les tests et les futures livraisons, je met discrètement son chef en copie :p.
10 min plus tard, le vrai responsale appelle le techos de chez nous => ils mettent 7 min à résoudre le problème (bien la peine de faire barrage).
20 min plus tard, le chef du premier réponds à mon mail en demandant un traitement en urgence.
mmmm, la com est pas géniale chez eux ... :) mais bon, après tout l'est-elle quelque part ?
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